
Il se faisait atrocement honte.
C’était une sensation grossière en lui, il était pourtant si
bon joueur en principe, il savait vivre à défaut d’exister,
et il se plaisait dans son humanité répugnante. Mais pourtant,
depuis qu’il ne ressentait plus d’amour pour Marianne,
il était perdu.
Perdu avec l’horrible sensation que c’était elle, qui
l’avait quitté.
Comment avait-elle pu chasser toutes ses émotions ainsi ? Par
quelle magie, quel tourment avait-elle réussi ce tour ?

Il ne restait plus rien.
C’était un peu comme des yeux, auparavant émerveillés,
s’habituant finalement à l’environnement et n’y
éprouvant plus qu’une lassitude hors norme. Une forme
d'habitude quotidienne à s’en pourrir l’esprit.
Pour le peu qu'on parvienne à y résister...











